C’est-à-dire des feuillants qui sont au ministère et conseillent le roi ; ils sont divisés avec les feuillants laméthistes (ou fayettistes) partisans d’une guerre limitée qui permettrait à Lafayette victorieux de renforcer sa position, tout en renforçant la monarchie constitutionnelle en chassant les jacobins. La Révolution française « diffère des autres révolutions par ses exigences universalistes en ce qu'elle est destinée à bénéficier à toute l'humanité[2] ». Un peu partout dans les campagnes, à partir du 20 juillet 1789 jusqu'au 6 août 1789, la « Grande Peur » se répand : rumeurs de complots aristocratiques en représailles des évènements de Paris, ou peur plus vague de « brigands » menaçant les récoltes, amènent les paysans à s'armer et finalement à attaquer de nombreux châteaux, où les archives relatives aux droits seigneuriaux ou aux impôts sont brûlées. François Furet et Denis Richet. Ainsi, sur une population estimée à 24 millions d'habitants, la France compte environ 4,3 millions de « citoyens actifs » et 3 millions de citoyens « passifs »[90]. Les nouvelles administrations élues par les citoyens actifs, c'est-à-dire environ le septième de la population de l'époque, se mettent en fonction à partir de l'été 1790 jusqu'en 1791. Villes et villages français s'informent ainsi des débats sur la composition et l'organisation des États du Royaume. Des vivres commencent à être réquisitionnés dans les régions occupées pour être envoyés en France. Le 5 septembre 1793 Jacques Roux est arrêté ; (il se suicidera le 10 février 1794) Leclerc et Varlet sont en fuite ainsi que Claire Lacombe dont la société est dissoute le 20 octobre. La presse ne sera pleinement libre qu'entre 1789 et 1792. Ce bouleversement ne représente pas seulement la pointe des mouvements révolutionnaires qui se produi […] Entre ces deux dates, les équilibres politiques ont changé à la Convention[237]. Juillet 1790 Vote de la Constitution civile du clergé (le 12) ; fête de la Fédération (le 14). Face à la faction des ultras (hébertistes ou exagérés), celle des indulgents (dantonistes ou citras) s’est formée. Néanmoins, plusieurs partis intérieurs souhaitent la guerre : le roi tout d'abord, qui espère secrètement une défaite de la France afin de rétablir entièrement son trône; une partie des feuillants au pouvoir, tels que Lafayette, en quête d'une certaine gloire militaire ; une partie des jacobins, menés par Brissot et Vergniaud, qui voient dans une guerre le moyen de canaliser l'agitation populaire, de consolider la Révolution, de propager les idées révolutionnaires en Europe[100], voire d'ouvrir des débouchés économiques. La nouvelle est connue à Paris le 12. Mona Ozouf, « La terrible faute que de fuir à Varennes… ». Qu’est-ce que la Révolution française ? Il faudra attendre le 13 juillet 1984 pour voir l'inauguration d'un musée relatif à cette période, le musée de la Révolution française. Or, avec la crise financière, la monnaie métallique s'est raréfiée. Saint-Just en justifie la suspension en expliquant que : « Dans les circonstances où se trouve la République, la constitution ne peut être établie, on l'immolerait par elle-même. Lors de la séance royale du 23 juin 1789, Louis XVI, jusqu'alors silencieux[34], définit un programme de travail, proposant aux députés de réfléchir aux réformes concrètes dont il esquisse l'économie et ordonne aux députés de siéger en chambres séparées. La majorité de ces nouveaux élus ne sont pas des néophytes. Une lecture critique des écrits de François Furet et une étude des travaux marquants sur la Révolution. À Rennes et Strasbourg, des groupes assaillent les arsenaux où les armes leur sont données sans résistance ; d'autres groupes prennent les citadelles de Bordeaux, Nantes ou Marseille où les garnisons se rendent. Les historiens qualifient cette période de « terreur blanche ». Cette surenchère des ultra-révolutionnaires indispose les « indulgents » qui supportent mal les discours enflammés des partisans de la Terreur[207]. Le principe de ce gouvernement est fixé, dans ses grandes lignes, dès avril 1793 ; sa charte basée sur le rapport de Saint-Just du 10 octobre 1793 — qui déclare « le gouvernement révolutionnaire jusqu’à la paix » — est nettement renforcé par le décret du 4 décembre 1793 (14 frimaire an II)[195]. Née en province, où les premières manifestations se développent visiblement en août 1793[200], la déchristianisation a un démarrage relativement tardif à Paris. Au petit jour, les insurgés composés de gardes nationaux des faubourgs patriotes et des fédérés se présentent devant les Tuileries que défendent des volontaires nobles, la Garde suisse et une poignée de gardes nationaux. Les événements qui bouleversent la France à partir de 1789 rencontrent cependant en Allemagne un accueil très divers. Révélée par un prisonnier, Alexandre de Laflotte, « la conspiration du Luxembourg[Note 66] », dont le but est de faire évader les inculpés à la faveur d’un soulèvement des prisons, paraît plausible à Robespierre et à Saint-Just [227]. Ils provoquent une scission, la première, au sein des révolutionnaires dès le 16 juillet 1791 : une pétition réclamant la mise en accusation du roi et l’organisation d'un nouveau pouvoir exécutif[Note 8], initiée par Pétion et Laclos au club des Cordeliers, reçoit le soutien d'une partie — réduite — du Club des jacobins et provoque en revanche, le départ d'une majorité de membres, qui fondent le Club des feuillants dont ils prendront le nom[76]. La Constitution civile du clergé a divisé la population en deux camps antagonistes. 26 août 1789. Les journées révolutionnaires des 31 mai et 2 juin 1793, avec l’arrestation des principaux chefs girondins, mettent fin à leur prépondérance politique. Diane Ladjouzi, « Les journées des 4 et 5 septembre 1793 à Paris. époque moderne. Les opinions se radicalisent encore. Des révoltes de subsistances en 1788 attestent, elles aussi, d'une crise frumentaire à l'origine partielle de la Révolution[14]. Son retrait temporaire de la scène politique permet la constitution d'un groupe d'opposants autour du Comité de sûreté générale et d'anciens représentants en mission, comme Tallien ou Fouché. Le vote étant positif, ces États sont rattachés à la France. La Convention nationale prescrit alors par décrets des 26 février et 12 août 1793 l'amalgame des deux armées françaises composées des régiments d'Ancien Régime et des bataillons de volontaires nationaux et que ces corps prendraient à l'avenir le nom de demi-brigades. Le 23 novembre, la Commune ordonne la fermeture des églises. Le 28 mars est constitué un Tribunal révolutionnaire pour juger les traîtres à la patrie … La période habituellement comprise s'étend entre l'ouverture des États généraux, le 5 mai 1789, et au plus tard le coup d'État de Napoléon Bonaparte le 9 novembre 1799 (18 brumaire de l'an VIII). Sur le plan intérieur, la révolte « fédéraliste » s’essouffle ; par chance pour la Convention, les départements frontaliers lui étaient restés fidèles et, comme le soulèvement est plus développé en surface qu’en profondeur, le pouvoir parisien ne tarde pas à recommencer de s’imposer dans les grandes villes[191] : Marseille est reprise le 25 août 1793, Bordeaux le 18 septembre, Lyon le 9 octobre, alors que Toulon livrée aux Anglais le 27 août ne sera reconquise que le 19 décembre. 5 septembre 1793 Instauration de la Terreur. La Constitution de 1791, achevée le 3 septembre, est acceptée le 13 par le roi qui prête serment de fidélité le lendemain[84]. La purge de germinal aura fait, en trois phases, près de soixante victimes dont onze députés[229]. Pour réprimer les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur, la convention crée le Tribunal révolutionnaire le 10 mars et, pour mener à bien cette politique, le Comité de défense générale est transformé en Comité de salut public le 6 avril[146]. Révolution française et l’Empie en classe de 4e lundi 6 mars 2017: collège du Muy Sophie Le Guen-Virilli, lycée Paul Langevin, La Seyne Géraldine Willems, collège Carnot, Grasse- PFA. Or, il n’en est rien, car pour le gouvernement il ne s’agit pas seulement de vaincre mais d’anéantir l’ennemi, le coalisé comme le royaliste, et pour imposer la paix, la Terreur est un outil qui lui paraît indispensable[210]. Dès septembre 1789, l'Assemblée vote les premiers articles de la future constitution limitant le pouvoir royal. Fouquier-Tinville est emprisonné et le Tribunal révolutionnaire cesse de fonctionner avant d'être réorganisé le 23[64]. Les grandes dates de la Révolution Française. C’est à cette période que la France change de forme de gouvernement[185]. Le Consulat est mis en place. Candidat au pouvoir, Hébert, à partir du 1er août 1793 s’éloigne des montagnards et profite de l’instabilité sociale pour attaquer le gouvernement[168]. Le pouvoir exécutif est un directoire de cinq personnes nommées par le conseil des Anciens sur une liste fournie par le Conseil des Cinq-Cents. Par ailleurs, les intendants et autres agents de l'administration de l’Ancien Régime restent à leur poste jusqu’à la formation d’une nouvelle administration. Néanmoins, le petit peuple des sans-culottes se préoccupe d’abord de la cherté et de la rareté des denrées ; les enragés, qui se montrent leurs représentants les plus authentiques, luttent depuis des mois, soutenus par le mécontentement populaire[165], pour obtenir des améliorations sociales[Note 43]. Learn. Cependant l’effervescence de ces journées de septembre n’empêche pas le gouvernement de reprendre la situation en main. Parmi les nouvelles couches, on distingue d'une part une bourgeoisie marchande ou financière, qui profite de l’enrichissement global et, pour une partie d'entre elles, des grandes spéculations boursières sous Louis XVI, des laboureurs, des paysans riches qui peuvent offrir à leurs enfants une éducation, et d'autre part une bourgeoisie de fonctionnaires et d'hommes de loi qui aspire à jouer un rôle politique[11]. Des journalistes et pamphlétaires révolutionnaires multiplient les attaques et grossièretés à l'égard du Roi et de la Reine[79] tandis que les journaux royalistes comme « L'Ami du roi » ou « Les Actes des apôtres » prêchent la résistance ouverte aux changements[Note 10]. L’intervention de Danton, appuyé par Robespierre, donne à réfléchir aux dirigeants de la Commune et, dès lors, le mouvement reflue. En 1798, les élections semblent donner la faveur aux jacobins. Le politique étant considéré comme responsable du manque de grains[Note 2]. Les années de la Révolution française sont caractérisées par un bouillonnement des idées et des débats dans la France entière. Son discours met en garde contre tout esprit d'innovation ; celui de Necker n'aborde que les questions financières. Les offensives anglaises, russes et autrichiennes sont repoussées par les armées françaises dirigées par Brune et Masséna. La pacification de l'Ouest et la fin de la Première Coalition permettent l'établissement d'une nouvelle constitution. Elle entraîne une division entre jacobins monarchistes constitutionnels et jacobins démocrates[75]. Le 1er septembre 1794, en effet, Marat entre au Panthéon ; il en sort cependant dès le 26 février suivant. Le tiers état réclame d'une part le doublement du nombre de ses députés afin qu'il corresponde à son poids réel dans les bailliages, ainsi que le principe du vote par tête où chaque élu dispose d'une voix. La période appelée Révolution française, qui se situe entre 1789 et 1799, constitue une rupture considérable, abolissant la monarchie, inventant de nouveaux rapports sociaux et créant une langue politique inédite. ». Le roi dispose d’un veto suspensif sur tous les décrets — un décret rejeté ne peut être représenté pendant les deux législatures suivantes (en tout presque 6 ans)[88]. Enfin le 30 pluviôse-18 février le décret fait l'objet d'une cérémonie au temple de la Raison (Notre-Dame de Paris) sous la houlette de Chaumette, qui suscitera quelques jours après chez Hébert « la grande joie » du Père Duchesne[214]. La prise de la Bastille s'inscrit dans une vague d'agitation sociale qui touche toutes les provinces. À la demande de Barras, le général Bonaparte est chargé de protéger l'Assemblée, ce qu'il fait avec l'appui du chef d'escadron, Joachim Murat[239]. Comme les Montagnards, ils sont attachés au principe de la propriété et voient dans toute restriction autoritaire une menace pouvant déclencher une escalade désastreuse. Vu l’urgence de la situation financière, l'Assemblée constituante fait des biens nationaux la garantie d’un papier que ses détenteurs pourront échanger contre de la terre. Abolition des privilèges. Bernardine Melchior Bonnet. ») est arrêté dans la nuit du 9 au 10 germinal an II avec ses amis : Camille Desmoulins, pourtant proche de Robespierre, Fabre d'Églantine, compromis dans l’affaire de la Compagnie des Indes, ainsi que treize autres dantonistes ou suspects[Note 63]. Partout les Français propagent leur idéal révolutionnaire et on commence à parler des frontières naturelles ; mais ce sont surtout les rapports de force militaire et diplomatique qui se trouvent modifiés[128]. Les Montagnards obtiennent en définitive la condamnation à mort du roi. Une amnistie suivra en septembre suivant[81]. À l’intérieur, l'insurrection vendéenne, devenue royaliste après sa reprise en main par les nobles[Note 31], a pris de l’ampleur et s'étend sur plusieurs départements de l'Ouest de la France ; Saumur et Angers tombent (9 et 18 juin 1793), mais Nantes résiste (28 juin). La rudesse de l'hiver qui suit fait lui grimper le prix du bois de chauffage. CRCN communication et collaboration . Le lendemain, 21 septembre, la Convention nationale tient officiellement sa première séance ; disposant provisoirement des pouvoirs législatif et exécutif celle-ci proclame d’emblée l'abolition de la royauté, l'avènement de la République en France et décide que la nouvelle constitution sera ratifiée au suffrage universel. Le Comité de sûreté générale est le second comité de gouvernement ; ses membres, tous Montagnards, sont aussi issus de la Convention. Le poids des impôts repose exclusivement sur le tiers état, qui doit notamment verser des impôts auprès des deux autres ordres. Mais ces mesures ne suffisent pas à calmer l’agitation sans-culottes et Jacques-René Hébert a beau jeu de dénoncer la faction des « endormeurs » de la Convention, ceux qui veulent mettre sur un même pied les « vrais patriotes » et les indulgents[217], « qui veulent détruire les échafauds parce qu’ils craignent d’y monter ». Serment du jeu de paume. Les Parlements, cours de justice d'Ancien Régime, et les états provinciaux instrumentalisent leur droit de remontrance lors de l'enregistrement des lois pour s'opposer aux réformes ministérielles du Conseil du roi. Après une vaine tentative de conciliation de Collot d’Herbois, sous l’impulsion de Robespierre, qui veut abattre la faction qu’il juge la plus dangereuse, le rapport de Saint-Just du 10 mars suivant à la Convention[221] conduit à l’arrestation des principaux chefs hébertistes Jacques-René Hébert, Momoro, Ronsin et Vincent dans la nuit du 23 au 24 ventôse an II. 27 juillet 1794 Chute de Robespierre (9 thermidor an II). Chaque membre se spécialise dans un domaine particulier, comme Carnot aux armées[156]. Le vote et le décret qui suivent l'annexion, le 13 septembre 1791, d’Avignon et du Comtat Venaissin[Note 16], jusque-là possessions pontificales, puis l’affaire des princes possessionnés, particulièrement ceux d'Alsace, qui s’estiment spoliés par l'abolition des droits féodaux dans leurs fiefs, répandent des alarmes dans toutes les cours d’Europe[97]. Gravity. Par décret du 27 novembre, le serment est rendu obligatoire pour bénéficier des traitements et pensions versés aux membres du clergé constitutionnel. À partir du mois d’avril suivant, pour les missions aux armées, la Convention revoit le rôle de chacun des représentants appelés à travailler pour la défense nationale, et, pour limiter leurs missions dans le temps, porte à trois le nombre des représentants aux armées qui sont désormais renouvelés par tiers tous les mois. Lors de la lutte contre la déchristianisation, le Comité a imposé son point de vue au mouvement populaire et donné des garanties aux modérés tout en faisant croire aux uns et aux autres qu’il est favorable à leurs revendications[209], Robespierre, pour sa part, s’étant un temps rapproché des indulgents[Note 59]. Alors qu’à cette période Louis XVI possède d'importantes prérogatives constitutionnelles, que le système monarchique n’est pas contesté[68] et que la figure royale n'est encore que peu attaquée[69], la tentative de fuite du roi, les 20 et 21 juin 1791, est une date clé de la Révolution[70] : elle rompt les liens symboliques unissant le roi à la nation[71], précipite la désacralisation de la personne royale[72] et le renversement de l'opinion à son égard[73] et relance enfin la crainte du complot intérieur préparant l'invasion, provoquant une série de lois d'urgence qui préfigurent la Terreur[74]. Pour des historiens comme Albert Soboul ou François Furet et Denis Richet, Jacques Roux s’activait avec désintéressement et sincérité à soulager la vie du petit peuple sans-culottes. Les divergences qui sont apparues au printemps de 1792 sur les nécessités de la guerre ont laissé des traces ; ainsi le 10 août 1792, après la victoire de la Commune insurrectionnelle et des sans-culottes, les rivalités entre les deux groupes apparaissent très vite comme un conflit de classes[147] : c’est donc deux façons de concevoir le contenu à donner à la République qui provoque l’affrontement, même si ces différences politiques ne sont pas propres uniquement aux girondins mais reflètent aussi l’état d’esprit de la province[148]. À Toulon, dénoncés par les Jacobins relâchés, huit cents rebelles sont fusillés sans jugement, puis, à la demande des représentants en mission, trois cents autres sont condamnés le mois suivant, alors qu’à Marseille la répression ne fait pas trois cents victimes. Léopold II ne s’oppose pas à ce que Louis XVI demande à l’Électeur de Trèves de chasser les émigrés de ses possessions. L’hiver 1793-1794, extrêmement dur pour le peuple, touché par le froid et la faim, est l’allié des extrémistes ; Hébert en profite, une nouvelle fois, pour pousser les sans-culottes dans la voie de la violence : on pouvait craindre alors un nouveau 31 mai ainsi qu’un renouvellement des massacres de Septembre[208].  : […] Le Directoire prend fin par le coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799) de Napoléon Bonaparte qui déclare : « Citoyens, la révolution est fixée aux principes qui l’ont commencée, elle est finie ». À partir de l’automne, les organisations populaires portent ombrage aux autorités et marquent le divorce naissant entre le gouvernement révolutionnaire et le mouvement populaire[184]. En effet leur rôle est souvent de contrôler les comités permanents et les mouvements populaires[52]. Ces répressions, d’une grande sauvagerie, entraînent la réaction des Vendéens. De la convocation des états généraux par Louis XVI le 24 janvier 1789 jusqu'à la chute de Napoléon Ier à Waterloo le 18 juin 1815, quinze chapitres clés de l'histoire de la Révolution française et de l'Empire, une iconographie précise et diversifiée, des repères chronologiques et un lexique. Ces nouveaux élus auront en charge la mise en œuvre de la nouvelle Constitution[91]. Cette assemblée peut s’appuyer sur les espoirs de la majorité de la Nation, sur les réseaux de « patriotes ». le temps des rÉvolutions. STUDY. », « … massacrer les représentants du peuple et replacer sur le trône le fils du tyran… », « Son ressort, le mouvement populaire, ayant été brisé, la Révolution était terminée. Bien qu'ils protègent avant tout leurs privilèges, ils se pensent et passent aux yeux de l'opinion publique naissante, dans une rhétorique de défense du peuple contre le despotisme ministériel, comme les représentants de la Nation. L'exécution de Louis XVI ne sera pas comprise par une population assez proche de la petite noblesse locale. Chez eux l’extrémisme est avant tout tactique. Le 16, ils sont dix. Le roi doit consentir à quitter Versailles (qu'il ne reverra jamais) et est escorté par la foule à Paris. Les généralités, les gouvernements, les parlements et les diocèses se superposaient sans avoir les mêmes limites. Les Parisiens s'arment et manifestent. Après les journées de septembre et la disparition des « enragés »[Note 46], Hébert et ses amis s’attaquent ouvertement aux montagnards, les identifiant à des « nouveaux brissotins » et en demande l’épuration à la Convention[171]. Le 25 mai, des Gardes françaises défilent à Paris en faveur des députés révoltés et les électeurs parisiens se réunissent en assemblée. Il faudra pourtant attendre le concordat de 1801 pour que la Vendée soit plus durablement pacifiée. Louis XVI déclare sans valeur la nouvelle Assemblée mais la laisse siéger sans intervenir ouvertement. La loi du 11 août 1789 accorde à tout propriétaire le droit de détruire et faire détruire toute espèce de gibier sur ses possessions, mettant fin au caractère régalien du droit de chasse[54]. Inspirée par les physiocrates, les seigneurs cherchent par ailleurs à optimiser les revenus tirés de l'exploitation de leurs terres et remettent en vigueur des privilèges comme l'exploitation exclusive des communaux, avec pour effet d'en priver et d'appauvrir les paysans non propriétaires.[réf. Le 25 vendémiaire de l'an III, les modérés de la Convention mettent à mal l'organisation des jacobins en parvenant à faire interdire l'affiliation des clubs entre eux. Après les revers du printemps et de l’été 1793, les troupes républicaines reprennent le dessus en automne et infligent une première défaite à l'Armée catholique et royale à la bataille de Cholet (17 octobre) sans toutefois la détruire, ce qui permet à son nouveau chef, Henri de La Rochejacquelein, de tenter de prendre le port de Granville, dans le Cotentin, pour réaliser une jonction avec les Anglais et les émigrés qui doivent y débarquer. Ils tentent de les contrôler au travers des jacobins, pour parvenir à couper court aux menaces d’insurrections, que propagent régulièrement dans Paris ces terroristes[Note 40] que sont les enragés[Note 41] et dont ils craignent d’être finalement les victimes[Note 42]. Mais le Comité de salut public, s’il rappelle la liberté des cultes (6 décembre 1793), ne peut pas la faire observer normalement et n’obtient là qu’un succès de principe[205]. La victoire de Fleurus, le 26 juin 1794 permet aux troupes françaises de reprendre la Belgique. 1er octobre (9 vendémiaire) Décret prononçant la réunion de la Belgique et du pays de Liège à la République française. Découvrez Le don patriotique des femmes sous la Révolution analysée par Nathalie JANES au travers d’œuvres et d’images d’archive. L'entrée en guerre de la Prusse aux côtés de l'Autriche est décidée par le roi Frédéric-Guillaume II contre l'avis de son oncle le prince Henri ; ce dernier avait personnellement discuté des propositions de réforme avec Necker pendant l'hiver 1788/1789 à Paris et était un sympathisant de la révolution constitutionnelle, tout comme Philippe Égalité[115].